par Admin

Publié le 1 février 2012 dans Actus Site, Inclusion

cc Mario Inoportuno from Flickr

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L’expression « exclusion sociale » apparait en 1974 dans un ouvrage de René Lenoir, « Les exclus »[1].

Souvent associée à la pauvreté monétaire mais plus large que cette dernière notion, l’exclusion sociale désigne l’inégalité d’accès de certaines personnes, ou de certains groupes, aux droits économiques, sociaux, culturels, politiques et civils nécessaires à la pratique de la citoyenneté.

L ’« inclusion sociale» suppose au contraire l’accès du citoyen aux infrastructures et aux services sociaux, culturels et économiques, de même qu’au pouvoir. Les populations et individus sont « inclus » s’ils sont en mesure de participer à l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet de société.

Plutôt que de parler de fracture sociale, de voir la société sous l’angle des conflits sociaux et de la marginalisation de certaines populations, la tendance est désormais d’utiliser, plutôt que la notion d’«exclusion», celle d’«inclusion» avec en toile de fond un enjeu de taille, la «cohésion sociale».

 D’origine anglaise, le terme inclusion a remplacé dans le vocabulaire international integration (qui fait davantage référence au processus d’acquisition par les personnes immigrées de normes culturelles du pays accueillant) et insertion (qui renvoie à un processus plus individuel d’appropriation des règles du monde du travail). Venu du monde anglo-saxon, repris en 2002 par la Déclaration de Madrid[2], il s’implante peu à peu dans la langue française.

Pour finir, la notion d’inclusion se décline dans différents univers. A titre d’exemple, l’ « inclusion bancaire » désigne la mise en place de dispositifs pour faciliter l’accès aux services financiers des personnes en situation de fragilité. Quant à l’expression « inclusion numérique », elle s’emploie pour évoquer l’égalité en termes d’accès et d’usage des nouvelles technologies de l’’information et de la communication.

 


[1] Lenoir (René), 1974, Les exclus, un français sur dix, Editions Le Seuil.

[2] En vue de fournir un cadre conceptuel pour des actions entreprises dans le cadre de l’Année européenne des personnes handicapées (2003), la Déclaration de Madrid a été proclamée par plus de 600 participants issus de 34 pays différents lors du Congrès européen des personnes handicapées à Madrid en mars 2002. http://dcalin.fr/internat/declaration_madrid.html