En d’autres termes, la « révolution » en cours n’est pas seulement technologique, économique, politique ou culturelle : elle a de toute évidence une portée anthropologique. Car, même à génome constant, la vie en réseau affecte notre expérience intime des fondamentaux de l’existence humaine que sont le temps, l’espace, la mémoire, l’identité, les institutions, la vie et ce qu’il est convenu d’appeler le réel. Le réseau dilue les pouvoirs en même temps qu’il engendre une nouvelle forme de pouvoir, le pouvoir du réseau, précisément.
Comment alors n’affecterait-il pas aussi cet étant appelé « homme », qui est, par nature un être de culture, surtout quand la culture se donne les moyens de transformer la nature ?
Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas... mais ils changent le monde. Voir : Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs (Bibliographie, sociologie).
A suivre...
