« Le multiple est trop souvent considéré comme une oeuvre de second rang », regrette Line Herbert Arnaud, historienne de l’art et commissaire de l’exposition « Espace de l’Art concret », château de Mouans, 06370 Mouans-Sartoux, jusqu’au 11 juin 2006. « Et la démocratisation de l’art est une très belle idée qui n’a malheureusement jamais vraiment convaincu. La définition de l’oeuvre d’art évolue difficilement. Tout ce qui est nouveau fait peur et pour le plus grand nombre, elle doit être unique, sa rareté faisant sa chèreté (sic). »
Le multiple peut du reste devenir unique, lorsque l’œuvre, pour exister, doit d’être réalisée par son acquéreur. Exemples : 51 Minutes de Closky (que le collectionneur doit colorier en un temps donné) ; Nul (sic) de François Morellet (l’artiste indique les instructions à suivre afin de réaliser l’oeuvre à partir d’un annuaire de téléphone) ; Tableautin de Véronique Joumard (réalisé à l’aide d’une peinture thermosensible et qui propose d’y apposer ses mains pour une expérience singulière).
(Article paru dans Le Figaro du 13 février 2006).
