Publié le 4 décembre 2004 dans Réseau de distribution et TIC
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De l’homo sapiens à l’homo reticulus ? On peut raisonnablement craindre/espérer que l’homme de la société en réseau diffère assez nettement d’homo sapiens.
En d’autres termes, la « révolution » en cours n’est pas seulement technologique, économique, politique ou culturelle : elle a de toute évidence une portée anthropologique. Car, même à génome constant, la vie en réseau affecte notre expérience intime des fondamentaux de l’existence humaine que sont le temps, l’espace, la mémoire, l’identité, les institutions, la vie et ce qu’il est convenu d’appeler le réel. Le réseau dilue les pouvoirs en même temps qu’il engendre une nouvelle forme de pouvoir, le pouvoir du réseau, précisément.
Comment alors n’affecterait-il pas aussi cet étant appelé « homme », qui est, par nature un être de culture, surtout quand la culture se donne les moyens de transformer la nature ?
Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs : Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas… mais ils changent le monde, Bourin éd.,2006.
Ingénieur informaticien, spécialiste international des nouvelles technologies, Thierry Crouzet a publié une trentaine d’ouvrages sur le fonctionnement d’Internet, aux éditions Microsoft Press et chez First. Il est également l’auteur du Guide des meilleurs sites web, mis à jour chaque année.
Une révolution est en marche : celle des connecteurs. Nés après 1960, ils sont les premiers véritables utilisateurs des ordinateurs. Ils ont grandi et vivent dans un univers technologique entièrement nouveau et forment un gigantesque réseau planétaire. Sans bruit, sans manifester, sans revendiquer, ils sont en train de bouleverser notre conception du monde. De récentes découvertes scientifiques leur ont fait comprendre que notre société reposait sur des fondements inadéquats. Pourquoi une autorité centralisée alors que le réseau démontre tous les jours qu’il s’auto-organise sans aucun chef ? Thierry Crouzet appartient au peuple des connecteurs. Il fut l’un des tout premiers spécialistes français d’Internet. Dans cet ouvrage à la fois essai et document, il décrit pour la première fois, au travers de portraits, d’anecdotes, d’exemples scientifiques et philosophiques, un phénomène auquel nous assistons tous sans le voir : l’émergence d’une nouvelle société. (4e de couverture).
Reste qu’un connecteur pur et dur n’aurait tout simplement pas pu écrire le Peuple des connecteurs. Il n’en aurait du reste éprouvé nul besoin.