Publié le 28 octobre 2005 dans Banque et finance
cc André Tudela
Avant La Banque Postale…
Les Services financiers de La Poste sont un acteur important de la banque de détail, mais présentent de fortes singularités, dont certaines défavorables : c’est ainsi que l’incomplétude de l’offre induit des déséquilibres dans la structure de la clientèle, à quoi s’ajoutent d’autres handicaps face à la concurrence : charges liées à la fourniture de services d’intérêt général, autonomie de gestion limitée…
En revanche, le réseau postal semble bien être un atout essentiel. Car même à l’heure de la banque directe et de la banque en ligne, un réseau physique dense constitue un avantage décisif pour une banque de détail. Dans le cas du réseau de La Poste, cet avantage est minoré du fait d’un décalage par rapport à la répartition territoriale de la population et des richesses. Il est vrai qu’au-delà des simples critères de densité démographique, ce réseau contribue à l’aménagement du territoire – sujet toujours sensible aux yeux des Français et de leurs élus. Mais la notion même de proximité (ou d’accessibilité) évolue grâce aux techniques de communication et aux partenariats avec d’autres acteurs territoriaux.
Dans un cadre réglementaire spécifique (et restrictif) les Services financiers de La Poste ont néanmoins connu des évolutions notables dans les décennies de l’après-guerre. La loi de 1990 confirme le rôle de La Poste dans la vie économique française. La décennie 1990 est une phase de reconquête de parts de marché et de diversification dans l’épargne mobilière. Pendant le contrat de plan 1998-2002 les Services financiers de La Poste développent une activité de gestion de fonds et d’actifs, avant que le Contrat de plan 2003-2007 leur ouvre de nouvelles perspectives.