commerce à distance

Pendant des décennies, en dépit du professionnalisme des « vépécistes » en matière de *marketing direct et de *logistique, la VAD française a plafonné à 2% du total du commerce détail. En 2003 et 2004, le commerce électronique, nouveaux entrants et vépécistes traditionnels (convertis au e-commerce) confondus, connaît des taux de croissance supérieurs à 50%, dopant la VAD dans son ensemble. Si bien qu’en 2004 la part de marché du commerce à distance devrait franchir le seuil symbolique des 3% (du commerce de détail). Et il n’y a aucun raison que cette progression s’interrompe.

Dans le même temps on assiste à l’émergence d’un commerce électronique dit « CtoC » (commerce entre particuliers) suscité par les places de marché en ligne dont la plus fameuse sur le plan mondial est eBay (en France, PriceMinister a développé avec succès une place de marché pour la vente des produits d’occasion).

Pourquoi « commerce à distance » plutôt que « VAD » ? Tout simplement parce que la quasi-totalité des distributeurs, grands et petits, sont ou seront « en ligne » dans les années à venir. Si bien que le commerce à distance ne peut plus être regardé comme un concurrent du commerce en magasin, mais bien comme un canal de communication, de vente et de distribution exploité par l’ensemble du secteur du commerce.

Dans ces conditions, il n’est nullement déraisonnable de pronostiquer que le commerce à distance double ou triple sa « part de marché » (notion désormais peu consistante) dans les années à venir.

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