Les variations relativement modestes de la volumétrie du courrier en France comme dans divers pays européens ne doivent toutefois pas masquer le profond changement qui affecte sa structure : diminution du courrier prioritaire, du courrier de gestion et du courrier égrené, tandis que le courrier économique, le marketing direct et le courrier industriel résistent ou croissent.
En même temps, de nouveaux besoins apparaissent... Dans le domaine administratif, dans celui du droit à la consommation, de la santé publique, etc., le courrier par vagues massives reste le seul moyen de toucher de manière certaine l’ensemble de la population pour l’informer ou l’avertir.
Même si l’on constate une descente en gamme avec une baisse du prix unitaire qui a des conséquences sur l’économie globale du courrier, le chiffre d’affaires est bon, le transfert vers l’e-mail reste modeste, sans chute volumétrique globale. Le publipostage est en croissance et le marketing direct est le poste qui augmente le plus dans l’investissement publicitaire des entreprises.
Face à ces changements et à ceux qui vont suivre, il faut travailler dans trois directions : simplifier (le courrier est encore trop compliqué, il faut en faciliter l’accès notamment aux PME) ; travailler en commun avec tous les acteurs pour faire face au risque réglementaire (dès janvier 2006 la concurrence sera ouverte pour les plis de plus de 50 g.) ; analyser le positionnement de la concurrence, sachant que de nouveaux entrants sont à l’affût de certains segments de marché - les plus rentables, cela va de soi.
Pour insuffler au courrier une nouvelle dynamique, quatre « révolutions » sont donc lancées :
1) La révolution industrielle, pour mettre en œuvre les technologies susceptibles de faire baisser les coûts ;
2) La révolution de la relation client, avec un gros effort de communication multicanal.
3) La révolution de la distribution, qui concerne les 100 000 facteurs dont le service à domicile doit être transformé et professionnalisé.
4) La révolution sociale qui concerne plus généralement les agents du courrier.
Le retour sur investissement de ces mesures a été modélisé et calculé, en termes économiques comme en termes humains.
