Le président de l’Irepp rappelle que lorsque l’expression Développement Durable (traduisant l’expression anglaise « sustainable development ») est apparue dans les médias, on a pu se demander s’il s’agissait d’un phénomène de mode ou même plutôt d’idéologie. On imaginait qu’il y avait un rapport avec l’écologie et l’environnement. Puis très vite cette notion a investi la société politique, et elle est à présent prise très au sérieux... Les grandes entreprises nationales et en particulier La Poste, investissent désormais dans ce domaine.
Patrick Widloecher a pris la responsabilité de cette nouvelle direction de La Poste le 1er janvier 2003.
Il explique que le développement durable s’inscrit dans le long terme. Il s’agit d’un changement culturel, un changement de comportement. Pour un ancien directeur de la communication, c’est s’inscrire dans quelque chose de nettement plus profond.
La Poste est un service public et de ce fait, culturellement, ce contexte est favorable au développement des pratiques de développement durable.
D’abord la notion de solidarité, qui en est proche, existe depuis longtemps à La Poste. Les postiers se sont toujours engagés dans les actions solidaires. Il suffit de onstater le nombre d’entre eux engagés dans le secteur associatif aussi bien sportif, culturel, qu’humanitaire, dans le syndicalisme, ou dans la politique (plus de 10 000 postiers et postières ont un mandat électif) au niveau national, régional ou local. On a pu du reste le vérifier encore lors d’événements dramatiques (tempête de 1999 ou inondations dans le sud-est en 2002) ou historiques (mise en service de l’euro).
