On connaît les fondamentaux du courrier postal :
1) Si l’on inclut le courrier non adressé distribué par La Poste, l’opérateur historique distribue chaque année environ 25 milliards de plis aux Français, dont près de la moitié en volume est constituée par de la communication publicitaire ; le chiffre d’affaires courrier de La Poste est voisin de 11 milliards d’euros, soit près de 60% de son chiffre d’affaires total.
2) En nombre de plis par an et par habitant, il existe de très fortes disparités internationales : plus de 700 plis pour les Américains, environ 400 pour les Français, quelques dizaines seulement de plis dans beaucoup de pays du monde...
3) La masse du courrier distribué par La Poste est expédié par les entreprises à leurs clients et prospects ; si l’on y ajoute les réponses de ces derniers aux entreprises, on atteint 90% du trafic.
4) Le courrier est donc affaire d’entreprises, et plus précisément de grandes entreprises (les « grands comptes » de La Poste)
5) Outre le courrier publicitaire, une autre grande masse de trafic est constituée par du courrier de gestion : les factures, les relevés de compte, et autres supports de la relation-client non publicitaires.
Les principaux défis du courrier pour La Poste sont :
1) L’irruption de concurrents nationaux et étrangers du fait de la libéralisation progressive du courrier (le monopole peau de chagrin) ? Il s’agit d’une menace pour les opérateurs ci-devant monopolistiques mais pas pour le marché du courrier, bien au contraire (voir ci-dessous).
2) Le pression corrélative à la baisse des tarifs.
3) La concurrence « électronique ».
4) Un risque de désaffection du courrier du fait de transformations culturelles défavorables à l’écrit.
Face à ces menaces quelles sont les opportunités offertes au courrier ?
1) Son évidente capacité de résistance : toutes les prévisions négatives publiées des les années 1980 ont été généralement démenties.
2) Le fait d’être « tiré » par la multiplication des relations, notamment des relations-clients : le courrier perdrait sans cesse en valeur relative (par rapport à l’ensemble de moyens de communication) mais pourrait se stabiliser, voire croître en valeur absolue.
3) La concurrence, peut-être synonyme d’innovation et de croissance pour le courrier y compris chez les opérateurs historiques défiés sur leur terrain par de nouveaux entrants.
L’identité du courrier, média de la durée, média relais
