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Résistances

Altermondialisme, souverainisme, populismes...

Les résistances à la globalisation peuvent être recensés, par exemple, suivant les différentes formes du lien social - à l’exclusion du lien marchand, qui est précisément (avec les pseudo-communautés d’affinités) le lien caractéristique de la globalisation.

Il y a des résistances « populistes » qui correspondent au lien social communautaire : résistances identitaires face à l’homogénéisation culturelle.

Les résistances « souverainistes » correspondent au lien social politique : préférence pour une « société des nations » souveraines plutôt qu’un monde global.

Les résistances sociales correspondent expriment des intérêts de classe et s’articulent avec les résistances politiques dans l’opposition aux « délocalisations » dans le cadre de la globalisation extensive. L’altermondialisme peut s’analyser comme une opposition «  »social-démocrate" à la globalisation capitaliste.

On observe également des résistances religieuses, qui ont largement inspiré les thèse de Huntington sur le « choc des civilisations ».

Les résistances idéologiques, enfin, peuvent être attachées aux communautés d’affinité (opinion) : opposition à la « marchandisation de l’existence » (contre la globalisation intensive), par exemple.

Mais la résistance la plus radicale est peut-être d’ordre intellectuel : elle consiste à contester la possibilité même de la globalisation, la possibilité même d’une civilisation (ou, simplement, d’une société) exclusivement fondée sur la consommation et la réduction de toute valeur à la valeur d’échange (financiarisation) et dont les traits sont bien décrits par l’auteur canadien John Saul.



Article : Le scénario de l’Etat-nation revisité

La restauration républicaine en réaction aux crises engendrées par la globalisation.

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