« Un territoire, ce n’est pas de l’espace, c’est de l’espace-temps, de l’histoire-géo... »
Un territoire pourrait donc être défini comme un espace habité aménagé par les hommes au fil du temps. Il a une dimension physique, culturelle (la plupart des « cultures », mais pas toutes, communautés religieuses ou « virtuelles », par exemple, s’enracinent dans un territoire) et, le cas échéant, politique. Cette troisième dimension s’actualise par des frontières, des institutions et des « régulations » spécifiques.
[( « Transmettre, c’est organiser donc faire territoire : solidifier un ensemble, tracer des frontières, défendre et expulser (“le propre de l’unité est d’exclure” prévenait Bossuet). Le problème, c’est qu’il y a toujours déjà du territoire. D’où précisément l’effort politique requis pour déterritorialiser les sujets venus d’ailleurs ou d’hier pour les reterritorialiser autrement. » Régis Debray, 1997 Transmettre, O. Jacob p. 13. )]
Les territoires sont les lieux où s’articulent, concrètement, tendances lourdes et facteurs d’incertitudes.
Le sociologue Manuel Castells a proposé la distinction « nœud de valeur » (le territoire du point de vue économique ou de celui des acteurs de la globalisation) et « lieux de vie » (le territoire du point de vue social ou « sociétal »).
Mission Recherche de La Poste :
Dynamiques territoriale
Politique de la ville