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Bibliographie. Démographie.

Le temps des derniers hommes

Roland Hureaux

par : Paul Soriano

 

Roland Hureaux, Le temps des derniers hommes. Le devenir de la population dans les sociétés modernes, Hachette, 2000.

Dans trois siècles et demi, il restera 1% de l’humanité...

La crise européenne n’est que le prélude à une crise mondiale. C’est à terme de l’humanité qui est en question.

Les causes sont complexes, pas seulement la contraception, le travail des femmes, la crise économique, l’individualisme ambiant... Mais toute une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de retraite...) ont des effets pervers sur la natalité.

Pour y remédier, il faut ajouter l’artifice à l’artifice : des politiques familiales, efficaces... à condition que l’homme veuille sa propre survie.

Dans trois siècles et demi, il restera 1% de l’humanité. Les derniers hommes seraient des Africains. Dénatalité et réduction de la durée moyenne de vie à 60 ans en Russie (72 pour les femmes) et55 millions d’habitants en 2055.

La modernité est-elle compatible avec la vie ? « Du point de vue économique, un couple qui ne ferait que calculer n’aurait plus d’enfants du tout, ses retraites étant payées par les enfants d’autrui. » (préface de Jacques Dupâquier, de l’Institut).

Instinct de mort ?

Alors que la population mondiale a été multipliée par quatre en cent ans, la croissance démographique mondiale est retombée de 2,1% en 1968 (entre 1950 et 2000, on est passé de 2,5 à 6 milliards d’habitants, du fait de l’effondrement de la mortalité combiné avec une natalité soutenue) à 1,5% vers 2000.

Du coup, la population mondiale devrait encore croître (entre 2 et 3 milliards d’individus) durant le XXIe siècle.

En Europe (730M d’habitants en incluant la Russie et les six Républiques européennes de l’ancienne URSS), le déficit de naissances est d’environ un tiers. 14 pays et de nombreuses régions connaissent un excédent de décès sur les naissances. Pour l’ensemble du continent, la croissance naturelle serait légèrement négative pour l’ensemble du continent avec une faible croissance globale du fait de l’immigration.



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