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Bibliographie. Globalisation.

Présentation d’ouvrages

Points de vue sur la globalisation

par : Paul Soriano

 

Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, 1992. Flammarion, « Champs, 1993 »

Le livre de Francis Fukuyama a suscité de multiples polémiques. On a cru le réfuter, avec facilité. N’annonçait-il pas la fin de l’Histoire, et le triomphe de la démocratie libérale ? Or, si on a vu s’effondrer les derniers totalitarismes, on n’en a pas fini avec la violence, avec la guerre, avec l’injustice. Sans doute, et Fukuyama le sait bien. Son propos est autre. Sa perspective est mondialiste. Nous savons que la révolution est terminée, qu’un cycle s’est achevé, et que le nouveau n’est peut-être que le retour du pire ou l’extension de ce qui existe. Le devenir de la démocratie mérite qu’on médite les réflexions de Fukuyama, elles ne se réfutent pas aussi aisément qu’on le croit. (4e de couverture de l’éd. Flammarion « Champs »).


Francis Fukuyama, Le Grand bouleversement. La nature humaine et la reconstruction de l’ordre social (The Great Disruption), La Table ronde, 2003.

La société occidentale, avec ses modèles, ses valeurs, son histoire, est-elle appelée à disparaître ? Criminalité, drogue, suicide, mais aussi travail, justice, associativité, ou encore civisme, famille, fécondité : depuis plus de trente ans, en Europe comme aux États-Unis, tous les indicateurs de la confiance chutent. Or, comme le montre Francis Fukuyama, sous le présente désordre perce une nouvelle donne. L’apparent chaos cache une transition. Et la grande fracture annonce une grande reconstruction. Que deviendra notre “vire ensemble” ? Serons-nous encore des “animaux politiques” ? Dressant un tableau sans complaisance de la rupture, dépassant l’opposition convenue entre biologie et sciences humaines, renouant avec l’idée de la nature humaine et théorisant le capital social, Francis Fukuyama livre ici toutes les clés du Grand Bouleversement. (4e de couverture)


Francis Fukuyama, La Fin de l’homme. Les conséquences de la révolution biotechnique, Table Ronde, 2002.

Aldous Huxley avait raison : la biotechnique contemporaine menace d’altérer radicalement la nature humaine et de nous propulser dans une “post-humanité” effrayante. Francis Fukuyama ne se borne pas à adresser (sic) un constat argumenté, il tire les conséquences : “La nature humaine modèle et détermine les différents types possibles de régimes politiques, si bien qu’une technique assez puissante pour remodeler ce que nous sommes risque bien d’avoir des conséquences potentiellement mauvaises pour la démocratie libérale et la nature de la politique elle-même. Nous n’avons à accepter aucun de ces mondes futurs sous le faux étendard de la liberté, qu’il soit celui des droits de reproduction illimités ou celui de la recherche scientifique sans entraves. Nous ne devons pas nous considérer nous-mêmes comme les esclaves obligés d’un progrès technologie (sic) inéluctable... La liberté véritable signifie la liberté, pour les communautés politiques, de protéger les valeurs qui leur sont les plus chères ; et c’est cette liberté-là qu’il nous faut exercer à l’égard de la révolution biologique d’aujourd’hui...” (4e de couverture).




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