Institut de recherches et de prospective postales

Google : web site

Parcours : Accueil du site > Prospective postale > Le Livre, le Journal, la Lettre > Dématérialisation > Substitution électronique : mythes et réalités

Rencontres du Club du 20 janvier 2005

Substitution électronique : mythes et réalités

Luis A. Jimenez, Vice Président et directeur de la stratégie de Pitney Bowes

par : rédaction

 
Le Club de l’Irepp a reçu, le 20 janvier 2005, Monsieur Luis Jimenez, Senior Vice President et Chief Strategy Officer de Pitney Bowes, accompagné par Jean-Philippe Ducasse, Directeur de la stratégie postale globale.

Luis Jimenez commence par présenter les tendances générales observées dans l’évolution des volumes de courrier, à moyen terme (depuis 1970) et à court terme (depuis 2000). Il décrit ensuite le dispositif de recherche et les modèles utilisés par Pitney Bowes. Après un examen critique des prévisions passées, il recense les facteurs critiques qui semblent déterminer les usages du courrier, illustrés par divers types de transactions : commerce à distance, publicité (marketing direct), factures et paiements. On peut affiner l’analyse en considérant, aux États-Unis et en Europe, les principaux flux de courrier échangés entre particuliers et entreprises (CtoC, BtoC, BtoB ) puis en distinguant ensuite le courrier adressé et non adressé (où interviennent de plus en plus activement des concurrents privés des Postes). Un facteur décisif est constitué par les préférences affichées par les consommateurs en ce qui concerne les usages respectifs du papier et de l’électronique (avec un accent mis sur les transactions financières), en tenant compte des effets démographiques et générationnels.

En synthèse, on peut dire que cinq grandes catégories de facteurs influent sur le destin du courrier, avec trois niveaux d’impact sur la substitution : « moteurs », « facilitateurs » (de la substitution), « barrières » (à la substitution). Ces cinq catégories de facteurs sont : 1) la régulation, 2) la technologie, 3) l’économie et les marchés, 4) les facteurs humains (ou socio-culturels) et 5) les pratiques managériales.

On peut ainsi observer différents types d’effets sur les volumes de courrier (substitution directe ou indirecte, complémentarité, effets directs ou indirects de génération de courrier), illustrés par des exemples concrets où la substitution est, soit déjà avérée, soit graduelle, soit... difficile à appréhender. Enfin, et comme le promettait le titre de son intervention, Luis Jimenez recense systématiquement quelques « mythes et réalités » à propos de l’avenir du courrier. La dernière diapositive a un caractère prospectif plus précis : elle présente, pour une série de transactions type (de la lettre de correspondance au cartes de vœux, en passant par la publicité, les paiements, etc.) cinq profils d’évolution quantitative, entre « déclin prononcé » (supérieur à - 2% par an) et « forte croissance » (supérieure à + 2%).

La conclusion de la rencontre suggère que, quoi qu’il arrive, les Postes détiennent les clés de leur avenir :

« On peut passer des années à bâtir des modèles de prévision des tremblements de terre et y investir des millions, mais cela ne doit pas nous empêcher de consolider les constructions. De même, on peut continuer à essayer de prédire l’avenir du courrier... mais que cela ne nous empêche pas de renforcer et d’améliorer nos produits. »



Suivre la vie du site | SPIP | | Add to Google